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LNG, le carburant propre pour camions

27 février 2017

Suite aux normes strictes Euro 6 introduites en 2014, les véhicules sont contraints de réduire leurs émissions de CO2. En pratique, cela signifie que les véhicules au diesel doivent être aussi propres que leurs homologues à essence, ce qui exige des nouvelles techniques de post-traitement coûteuses. Le but étant l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de CO2. Les camions qui roulent proprement au LNG satisfont déjà largement aux normes, sans que des mesures coûteuses ne soient nécessaires.

Le LNG est propre et assure un large rayon d’action aux camions

LNG signifie Liquefied Natural Gas ou gaz naturel liquéfié. C’est un carburant fossile propre qui est indispensable pour la transition vers des transports sans émission. En refroidissant le gaz naturel à -162°C, celui-ci devient liquide et donc du LNG. En devenant liquide, le volume du gaz est rendu 600 fois inférieur, offrant ainsi un très grand rayon d’action aux camions et aux bateaux pour un volume de réservoir restreint. En Belgique, on peut actuellement s’approvisionner en LNG à deux endroits: sur le site logistique de la société ADPO à Kallo et à Furnes chez Romac Fuels

Les détaillants envisagent la distribution du LNG

Le consommateur est de plus en plus conscient de l’urgence de réduire le CO2, et les transporteurs veulent prendre leur part de responsabilité. Plus particulièrement les transporteurs reliés aux consommateurs comme par exemple, Ahold Delhaize, IKEA et les producteurs de biens de consommation AB Inbev et Unilever, qui mettent l’accent sur la durabilité et l’usage du LNG. Compte tenu qu’une grande partie du transport routier est effectué pour la grande distribution, cette position influencera à coup sûr dans les années à venir l’entièreté du secteur du transport.

Sans oublier que les détaillants en retirent un avantage d’ordre logistique. La pollution sonore d’un moteur diesel oblige les camions à approvisionner les centres-villes pendant des heures précises. Cela empêche une utilisation et un routage optimum des véhicules. Rouler au LNG représente une réduction sonore importante permettant aux transporteurs routiers d’être certifié « PIEK » et donc de charger et de décharger en dehors des limites d’heures imposées.

Y-a-t-il d’autres alternatives au diesel ?

Les camions roulant aux carburants alternatifs sont encore minoritaires, mais les carburants propres sont en plein essor. Avec le LNG, les alternatives au diesel sont l’électricité, l’hydrogène et le bio-LNG, la variante verte du LNG. Qui passe au LNG, passera également sans problème au bio-LNG, qui est encore plus propre et quasi neutre en CO2. On appelle également le bio-LNG du LBM (Liquid Bio Methane). Le LBM est produit à partir de diverses sources de matières, telles que des déchets biodégradables, de la boue d’épuration et du fumier. Il peut être produit localement. Rouler au LBM réduit de 70% les émissions de CO2 sur l’ensemble de la chaîne par rapport au diesel, et est considéré comme le successeur logique du LNG dès que la capacité de production sera suffisante.

Alors que le LNG est déjà proposé pour le transport (inter)national par plusieurs constructeurs comme Scania, Volvo et Iveco, la technologie électrique pour le transport de marchandises est encore en phase pilote. On peut toutefois déjà observer cette technologie sur une petite échelle dans les zones urbaines où le rayon d’action et la capacité de chargement ne sont pas des obstacles. Pour les longues distances, l’électricité n’est pas encore une option envisageable pour le transport lourd. L’hydrogène est également testé sur des premiers camions. Cette technologie pourrait fonctionner à l’avenir, mais doit encore continuer son développement.

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